la Loire
 
 
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Quelques insectes de Couffé et Oudon

 

Oups la bonne mère !

Les insectes représentent 3 animaux sur 4. Sur Couffé et Oudon, il s'agit quand-même de milliers d'espèces. Donc ils représentent une grande part de la biodiversité. Une part méconnue car ce sont des animaux trop pitits. Une part souvent méprisée par méconnaissance et parce que quelques espèces mangent nos patates : sacrilège !!

Mais leur nombre en fait aussi une ressource alimentaire totalement indispensable à bon nombre d'animaux comme les oiseaux, les chauve-souris et autre mammifères, mais aussi les poissons ou les amphibiens.

Ainsi il est urgent de préserver les écosytèmes pour eux et il est urgent de changer certaines pratiques agricoles, potagères, espaces-verts, etc... Et si aujourd'hui nous sommes de plus en plus nombreux à avoir de magnifiques jardins, avec de beaux légumes et de délicieux fruits, avec zéro pesticide... c'est que ça doit être possible.

Développer le pourquoi-comment de la préservation de la biodiversité et notamment des isnectes est assez long et pas tellement le sujet du site, mais nous citerons un exemple assez clair : le déclin très alarmant des abeilles avec l'impact agricole, sylvicole, et donc alimentaire et économique (risque évalué à plusieurs dizaines de milliards) que cela représente. Voir ce reportage éloquent.

En tout cas, il est très difficile de faire des listes exhaustives ici : beaucoup trop d'espèces et beaucoup encçore mal connues. Et il sera même difficile de tout dire de ceux que nous connaissons le mieux : libellules, orthoptères (criquets, sauterelles, grillons) et papillons "de jour". Pour tout savoir : et bien venez aux sorties du club :-)

Nous ferons donc juste quelques zooms sur des espèces dont nous avons les photos, celles que nous venons de découvrir, celles dont nous avons enregistré le chant, etc...

Les milieux

Pour résumer très rapidement, nous trouverons les grands ensembles suivants : le bocage dégradé où nous trouverons quelques espaces préservées dans les haies et les prairies naturelles. Les boisements (essentiellement vallée du Hâvre). Les coteaux exposés au sud où nous trouverons quelques espèces un peu du sud. Les zones humides de la vallée du Hâvre et enfin, l'ensemble des écosytèmes de la vallée de la Loire.

A noter que, dans les haies et les boisements, le bois mort jouera un rôle particulièrement attractif.

Enfin, dans tous les milieux, les espèces végétales locales (de la petite plante au grand arbre) accueilleront des dizaines, voire des centaines de fois plus d'insectes que les essences horticoles et/ou venues d'autres pays. Donc un petit bois d'acacia ne sera pas un écosytème peuplé mais un quasi désert, malgré son aspect.

Les Libellules

Les Papillons "de jour"

Les Orthoptères

 

Les Libellules

En fait si on veut pinailler on dit "odonates" et cela comprend les libellules : les grosses qui ont les ailes ouvertes quand elles sont posées. Et leur nom sérieux c'est : les anisoptères.

anisoptères

Pi, y'a les petiotes qui ferment les ailes quand elles sont posées. On les appele les demoiselles (à ne pas confondre avec les "bonnes femmes") et leur nom sérieux c'est : les zygoptères.

zygoptères

Les odonates pondent dans l'eau, sauf les lestidés qui font pas comme tout le monde et qui pondent dans des végétaux. A son éclosion, la larve doit marcher jusqu'à l'eau : sympa !

leste barbare

En plus, comme vous voyez sur la photo ci-dessus, ce sont des zygoptères (demoiselles) mais qui ouvrent les ailes, histoire de me contredire et de tout compliquer. Mais rassurez-vous c'est la seule famille à être pénible comme ça. Et elles sont faciles à reconnaître. De toute façon les libellules sont peu nombreuses et très faciles. C'EST D'AILLEURS UNE EXCELLENTE ACTIVITE POUR LES ENFANTS : UN FILET FAIT AVEC DU TULLE ET UNE VIEILLE RAQUETTE DE BADMINGTON ET HOP !

Donc, après la ponte, elles vivent dans l'eau sous forme d'une larve (de deux mois à trois ans, en gros).

larve

Puis, un beau jour de printemps, la larve sort de l'eau et se transforme, un peu comme superman ou wonderwoman mais sans la musique (vidéo prise aux petites landes dans une mare de 2m sur 1 et qui avait seulement 4 mois) :

 


l'émergence de libellule
envoyé par pyrhosoma - Regardez des animaux droles en vidéo.

Ensuite la libellule adulte (on dit "imago" pour les insectes) s'envole pour quelques semaines, puis c'est l'accouplement, la ponte, et c'est fini. Notez que Sympecma fusca est une libellule qui va résister tout l'hiver et vivre jusqu'à l'année d'après. Fortiche. Moche comme libellule, mais fortiche.

Donc, faites le calcul, les libellules (les odonates), ça vit de 4 mois à 3 ans (chez nous). Mais, bien-sûr, les moins chanceuses se font bouffer au bout d'une demi-heure !

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Voici la liste des libellules vues sur les deux communes jusque là. Vous trouverez des photos de toutes les espèces sur le web.

Les zygoptères (les demoiselles)

Les agrions (les petites bleues quoi)

Ischnura elegans (la plus commune). Noire avec une tache bleue en bout d'abdomen.

Ischnura pumilio : vue une fois dans une mare de Oudon en 2008 et une fois dans le Hâvre il y a bien dix ans.

Enallagma cyathigerum. Aime les étangs, les grandes mares où les rivières bloquées par des barrages et qui, écologiquement, sont devenues des étangs :-(

Erythromma lindenii. Yeux bleux. Aime aussi plutôt les eaux stagnantes. Vole parfois au ras de l'eau ce qui la rend assez pénible à attraper. Dans les vieux livres il s'appele Cercion lindenii.

Erythromma najas. (la naïade aux yeux rouges) Beaucoup plus localisée (un ou deux endroits seulement). Très jolies yeux rouges. Vole toujours au ras de l'eau donc très pénible à attraper. Aime les eaux peu rapides avec végétation flottante. Plutôt des bons milieux.

Erythomma viridulum : comme sa frangine ci-dessus.

Pyrrhosoma nymphula (Facile, elle est rouge aux pattes noires). Aime les zones aquatiques boisée. Commune. Son autre nom c'est "la petite nymphe au corps de feu" : wahou !

pyrrhosoma nymphula

Ceriagrion tenellum (rouge aussi mais plus délicat et les pattes sont rouges). Nettement plus rare. Dans des mares.

Coenagrion puella : Très commun. Aime bien l'eau qui circule un peu quand même.

Coenagrion mercuriale, C. scitullum et C. puclhellum. Ressemblent beaucoup beaucoup au précédent et ont été vus quelques fois mais pas des masses.

Les Platycnemis ont des larges pattes : P. pennipes (bleu-ciel) est très commun sur le Hâvre. P. acutipennis (orange) est aussi assez fréquent.

Les calopteryx

Calopteryx splendens. Très beau. Bleu brillant avec les ailes fumées. Aime les eaux courantes très oxygénées (hâvre et loire)

Les lestes

Lestes viridis (aujourd'hui Chalcolestes viridis). Le plus commun. Chercher plutôt dans les arbustes au bord de l'eau que sur l'eau.

lestes

Lestes barbarus. La tache au bout des ailes est noire ET blanche (facile). Bien présent à Oudon mais pLus localisé que le leste vert.

leste barbare

Sympecma fusca : celle qui reste vivante tout l'hiver. Trop forte. Si vous voyez une libellule avec des moufles, c'est sympecma.

Les anisoptères (les libellules)

Somatochlora metallica. Vert-cuivré métallique. Très particulière. Localisée mais pas rare.

Les orthetrum (qui bleuissent avec l'âge) :

Orthetrum cancellatum commun mais faudrait revérifier les autres orthetrum (se ressemblent beaucoup). On en voit surtout à l'étang de Oudon.

Attention à ne pas le confondre avec Libellula depressa (les Libellula ont des taches à la base des ailes : pas les orthetrum)

Libellula depressa avec tache à la base des ailes

Orthetrum : pas de tache à la base des ailes.

Il y a aussi Libellula fulva mais je sais plus combien de fois on en a vu (pas des masses je pense : localisée mais pas rare). Et Libellula quadrimaculata vue parfois sur les bords du Hâvre : très belles : c'est le symbole du club CPN !

Crocothemis erythrae : tout rouge de partout. Chouette. Bien présent mais pas en grosses quantités par rapport à bioen d'autres.

crocothemis

Les Sympetrum (jaune-brun qui deviennent rouges avec l'âge).

Les deux communs sont S. sanguineum (pattes noires) et S. meridionale (pattes noires et jaunes). On voit S. striolatum moins souvent mais il est pas rare. Tous les Sympetrum sont très nombreux en aout-septembre.

Puis viennent les aeshnes, toutes très belles :

Anax empereur (qui n'est pas la plus grande de nos libellules).

L'aeshne bleue et l'aeshne affine.

Et l'aeshne mixte mais aussi Brachytrom pratense : petite et poilue (vue une seule fois à ma connaisance, dans la vallée du Hâvre).

Et j'ai vu une fois l'Aeshne isocèle en vallée du Hâvre. Mais les libellules voyagent beaucoup et ça ne veut donc pas dire qu'elle se reproduise là. Pour toutes les libellules d'ailleurs, la vraie preuve de présence, c'est l'accouplement, la ponte ou la vue d'une larve.

Viennent enfin les Gomphes (celles qui ont les yeux qui ne se touchent pas). Elles sont jaunes et noires.

Gomphus pulchellus est commun. Onychogomphus forcipatus traine sur les coteaux de la Loire (drôle de tête) mais est très ponctuel et Ophiogomphus cecilia (très rare) a été vue une fois à Oudon, en vallée de la Loire.

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Voici les deux livres à acheter pour les découvrir.

Celui-ci et celui-ci. Franchement, évitez les autres.

Celui-ci est très bien mais ce n'est qu'une (très bonne) clef de détermination. Mais on l'aime tous très fort car on lui doit beaucoup.

 

 

Les Papillons "de jour"

Non, non ! Les papillons ne vivent pas qu'un jour ni 4. Mais de deux mois à presque deux ans.

Pour le reste ils sont tous attachés à une ou quelques espèces végétales précises. La préservation des papillons passe par la préservation de ces plantes souvent pas spectaculaires et souvent bien maltraitées, notamment par l'agriculture intensive.

Grâce au travail de l'atlas entomologique régional et des naturalistes qui notent leurs observations depuis plus d'un siècle, nous avons des chiffres sur la régression du nombre d'espèces. Et c'est très clair : il suffit de regarder ce document, avec des cartes, notamment sur le pays d'Ancenis. On voit que plusieurs espèces ont disparu du Pays d'Ancenis et que cela continue puisque plusieurs espèces sont en déclin.

Pour l'instant voici quelques photos prises sur Oudon :

petite violette

La Petite violette (pas commun, intéressant) vu sur les coteaux de Mont-Piron, cette végétation de coteau au sud est intéressante.

cuivré fuligineux

Cuivré fuligineux. Il dépend de l'oseille.

cuivré fuligineux 2

Toujours le cuivré fuliginuex mais pris les ailes ouvertes.

belle dame

La Belle-dame, fait des remontées ("migrations") depuis le sud de l'Europe et l'Afrique du nord : très net en 2009. Pond sur une trentaine de plantes différentes en Europe, souvent des astéracées (famille des marguerites et chardons).

carte géographie

La très belle Carte géographique (et oui, c'est son nom !) Fait partie des paillons qui dépendent de l'ortie.

carte géographique

Toujours la carte géographique.

 

 

Les Orthoptères

Les insectes qui chantent.

Grillons, sauterelles et criquets. Il n'est pas très difficile d'apprendre à connaître les espèces locales. La chant facilite même beaucoup les choses et les rend plus agréables et amusantes.

Donc bientôt quelques photos et peut-être quelques chants. "Peut-être" car il n'est pas facile d'enregistrer ces sons suraigus à la limite des ultra-sons.